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L’hypnose dite de spectacle et son intérêt dans l’accompagnement

Dernière mise à jour : 8 juil. 2021

L’hypnose de spectacle, même si elle utilise des techniques et procédés qui pourraient être similaires à l’hypnose d’accompagnement, a pour but d’amuser, de divertir ou d’épater une audience. L’hypnotiseur va utiliser des techniques bien précises, souvent à l’aide d’arrêts brutaux d’actions cycliques afin de mettre le cerveau dans une confusion (ruptures de pattern ou de schémas d’action) ou en inondant le sujet de paroles. Cela pour profiter de ce moment de flottement chez son sujet pour placer ses suggestions afin de le mettre rapidement en transe, en état modifié de conscience, en état d’hypnose. Une fois que cela est fait, il va pouvoir mettre en place des effets hypnotiques de plus en plus complexes et impressionnants en passant par un blocage de tout mouvement volontaire du sujet (coller les doigts ou les pied par terre), une perte de mémoire (concernant un chiffre, un prénom,...), une distorsion du temps et de l’espace, différents types d’hallucinations, ... Tous ces effets hypnotiques sont théoriquement à faire selon cet ordre. Le « jeu » étant de toujours aller à l’étape d’après. Même si pour le sujet, les effets sont bien réels, ils n’ont aucun autre but que d’être spectaculaires pour les spectateurs et de les divertir comme le ferait un numéro de clown.

Cette sorte d’hypnose, quand elle est pratiquée par des personnes formées, consciencieuses et avec une pratique éthique sur des sujets consentants, informés et prêts, n’est absolument pas dangereuse ni déconseillée. Il faut juste bien faire attention à ce que le moment soit teinté de détente, de relaxation et de bienveillance.


Dans certains cas bien précis, la rapidité d’exécution (de quelques secondes à quelques minutes) de l’hypnose de spectacle et la volonté d’aider de l’hypnose d’accompagnement peuvent se rencontrer et s’allier pour aller dans la même direction. C’est le cas de l’hypnose d’« urgence » et de l’hypnoanalgésie (lutte contre la douleur par l’hypnose). Dans ces situations (un accident, un rendez-vous chez le dentiste, un acte médical, …), le praticien doit répondre à une douleur ou à un stress souvent aigu et donc soudain. Il n’a, dans la plupart des cas, pas le temps de mettre en place tout un protocole sur plusieurs rencontres avec la personne avec pour but de la rendre autonome en lui apprenant l’auto-hypnose ou d’autres techniques. C’est alors que l’efficacité des inductions (mise en transe) de l’hypnose de spectacle est utile, mais cette fois au service de l’accompagnement.

Dans les faits, le praticien va « détourner » l’attention de la personne pour mettre en place des effets hypnotiques tel que l’insensibilité à la douleur ou en tout cas la rendre moins présente. Il peut aussi mettre en place une relaxation intense, profonde et rapide afin que le moment de stress aigu se passe mieux. Quant à l’utilisation de l’hypnose en bloc opératoire, cela se fait en accord avec les médecins dont le médecin anesthésiste et ne remplace pas une sédation médicamenteuse. Elle vient en appui de celle-ci pour l’alléger et permettre au patient de mieux récupérer après l’opération.

Les bienfaits de l’hypnose à l’hôpital et dans le milieu médical sont énormes et selon moi, ils sont encore à développer pour que cette technique puisse en servir d’autres dans le but d’aider aux mieux les patients. C’est un axe de création incroyable pour les prochaines années.




Kevin Catalayoud

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